L’essentiel à retenir : retirer du liquide avec sa carte Revolut à l’étranger fonctionne parfaitement, à condition de convertir ses euros en devise locale via l’application avant de se rendre au distributeur. Cette stratégie permet d’éviter les surcoûts du week-end et de maîtriser son taux de change. Attention cependant à ne pas dépasser le plafond de 200 € de retraits gratuits mensuels du plan Standard.

Est-ce que vous aussi, vous enragez de voir votre budget voyage amputé par des commissions bancaires absurdes à chaque passage au distributeur ? Si la carte Revolut “retrait étranger” est devenue mon outil favori pour retirer des dongs au Vietnam ou des lires en Turquie sans me ruiner, son utilisation réclame tout de même un peu de stratégie pour être vraiment gagnante. Je vous partage ici mes méthodes éprouvées pour contourner les plafonds, éviter les frais de change du week-end et ne plus jamais payer pour accéder à votre propre argent au bout du monde.
- Retirer du cash à l’étranger avec Revolut : oui, c’est possible et simple
- La règle d’or pour économiser : convertir ses devises avant le retrait
- Les plafonds de retrait gratuit : combien pouvez-vous tirer sans frais ?
- Au-delà des limites : comprendre les frais de retrait et autres surcoûts
- Le piège à éviter absolument : la conversion dynamique de devises (DCC)
- Les cas particuliers : devises exotiques et interaction des plafonds
- Mes derniers conseils de baroudeur pour des retraits sereins
Retirer du cash à l’étranger avec Revolut : oui, c’est possible et simple
La réponse directe : votre carte Revolut fonctionne dans les distributeurs
Je vais être cash : oui, votre carte revolut retrait etranger est taillée pour ça. Elle fonctionne dans la majorité des DAB mondiaux compatibles Visa ou Mastercard. Perso, j’ai sorti des dongs au fin fond du Vietnam sans le moindre pépin, une vraie bouffée d’oxygène quand on est à court de liquide.
C’est l’atout maître pour nous, les baroudeurs. Si le distributeur l’accepte, c’est dans la poche. Le processus est identique à celui de votre banque traditionnelle, donc aucune raison de paniquer devant la machine à l’autre bout du monde.
Mais la vraie question n’est pas la faisabilité, c’est comment éviter de se faire plumer sur les frais.
Le B.A.-ba du retrait : les étapes à suivre
La procédure est un jeu d’enfant, pourtant beaucoup se font avoir par inattention. Voici la marche à suivre, c’est juste du bon sens de voyageur averti.
- Trouvez un distributeur automatique (ATM/DAB) affichant les logos Visa ou Mastercard, ils sont partout.
- Insérez votre carte Revolut physique puis composez votre code PIN habituel sans trembler.
- Choisissez l’option “Retrait” (Withdrawal) sur l’écran d’accueil.
- Saisissez le montant désiré directement dans la devise locale.
- REFUSEZ la conversion proposée par le distributeur : c’est l’étape critique pour sauver votre budget !
- Récupérez vos billets et votre carte avant de repartir explorer.
Carte physique ou virtuelle : attention au piège
On tombe souvent dans le panneau, alors je précise : pour retirer de l’argent liquide, la carte physique est impérative. C’est la base absolue, ne l’oubliez pas sur la table de chevet avant de partir.
Les cartes virtuelles sont géniales pour payer un café via smartphone, ou faire des achats en ligne, mais elles restent inutiles face à la fente d’un vieux distributeur. Même avec Google Pay, le retrait au DAB relève souvent de la mission impossible à l’étranger.
Mon conseil d’ami : commandez votre carte plastique bien avant le jour J. Retrouvez mon guide pratique sur la carte Revolut pour voyager pour ne rien rater.
La règle d’or pour économiser : convertir ses devises avant le retrait
Pourquoi anticiper la conversion est votre meilleure arme
Avec Revolut, c’est un peu comme avoir une ceinture de voyageur pleine de poches cachées. Vous pouvez détenir plusieurs devises simultanément sur un même compte, comme des petits portefeuilles virtuels distincts pour chaque pays visité.
Le but du jeu est de convertir vos euros dans la devise locale (dollars, bahts, livres…) directement dans l’application AVANT d’utiliser votre carte revolut retrait etranger au distributeur. De cette façon, lorsque vous retirez, l’argent est pris sur le bon portefeuille, sans conversion de dernière minute.
En faisant ça, vous maîtrisez le taux de change et vous évitez les mauvaises surprises bancaires. C’est vous qui avez le contrôle.
Comment changer votre argent dans l’application Revolut
Pas besoin d’être un trader à Wall Street, c’est fait en 30 secondes, montre en main.
Ouvrez simplement l’écran d’accueil, appuyez sur “Change”, choisissez votre devise de départ (EUR) et celle d’arrivée (ex: USD), entrez le montant, et validez. Le taux s’affiche en temps réel sous vos yeux, sans ambiguïté.
Sachez que le taux de change Revolut se positionne parmi les meilleures options car il colle au marché interbancaire. C’est là que vous faites de vraies économies par rapport à une banque classique qui se gaverait au passage.
Le timing parfait : l’astuce du change en semaine
Attention, il y a une nuance que beaucoup ignorent : le moment exact de la conversion. Le marché des changes ferme le week-end, alors Revolut se protège logiquement contre les fluctuations imprévisibles.
C’est pourquoi Revolut applique une majoration sur les opérations de change le week-end (de 1 % pour le compte Standard). Les frais varient selon l’abonnement, mais ils existent toujours. C’est une protection pour eux, un coût évitable pour vous.
Le meilleur conseil que je puisse vous donner : préparez votre budget de devises le vendredi après-midi. Votre portefeuille vous remerciera pendant tout le week-end.
Les plafonds de retrait gratuit : combien pouvez-vous tirer sans frais ?
Vous avez la méthode, parlons maintenant des chiffres. Parce que “sans frais”, ça a toujours des limites. Chez Revolut, tout dépend de votre abonnement.
Chaque abonnement a sa propre limite
Commençons par ce fameux concept de “politique d’utilisation équitable” qui piège tant de voyageurs. Revolut permet bien des retraits gratuits à l’étranger, mais le robinet se coupe net une fois un certain montant mensuel atteint.
Ce plafond fatidique dépend uniquement de la formule que vous avez en poche : Standard, Plus, Premium, Metal ou Ultra. Plus votre abonnement mensuel est coûteux, plus la limite de retrait grimpe. C’est la règle du jeu, tout simplement.
J’ai compilé les données exactes dans le tableau ci-dessous pour clarifier la situation.
Tableau comparatif des forfaits Revolut pour les retraits
Voici le récapitulatif complet pour choisir votre camp sans vous tromper sur les frais cachés. Regardez bien les chiffres.
| Abonnement Revolut | Prix par mois | Plafond de retrait gratuit par mois | Frais au-delà du plafond |
|---|---|---|---|
| Standard | Gratuit | 200 € (ou 5 retraits) | 2 % (min. 1 €) |
| Plus | 3,99 € | 200 € | 2 % (min. 1 €) |
| Premium | 9,99 € | 400 € | 2 % (min. 1 €) |
| Metal | 16,99 € | 800 € | 2 % (min. 1 €) |
| Ultra | 45 € | 2 000 € | 2 % (min. 1 €) |
Ces plafonds et frais sont valables pour un mois glissant. Le décompte est remis à zéro à la date anniversaire de votre souscription.
Choisir le bon abonnement pour vos besoins de voyageur
Je vais être franc : pour un baroudeur occasionnel, le plan Standard fait largement l’affaire. On utilise surtout la carte pour payer directement aujourd’hui, non ? Les 200 € de cash dépannent juste pour les petits pourboires ou les marchés.
Mon autre astuce est clé : prenez plusieurs cartes bancaires pour vos retraits à l’étranger. personnellement, j’ai opté pour la carte Trade Republic qui elle permet de faire des retraits sans frais au-delà de 100 euros. La stratégie est simple : quand j’arrive dans un pays, je prends une somme de cash importante avec ma carte Trade Republic. Si je suis à court de cash quelques jours avant de quitter le pays, je complète avec un retrait de moins de 200 euros avec ma carte Revolut. Je ne suis jamais à court de cash et je paie jamais de frais de retraits à l’étranger !
En revanche, si vous partez longtemps ou au Japon où le liquide est roi, visez Premium ou Metal. J’ai perdu trop d’argent en frais avec le compte gratuit là-bas, croyez-moi.
Hésitant ? Consultez ce comparatif entre N26 et Revolut pour avoir une vue d’ensemble avant de décider.
Au-delà des limites : comprendre les frais de retrait et autres surcoûts
Le tableau est clair, mais que se passe-t-il concrètement quand on franchit la ligne jaune ? Et y a-t-il d’autres frais cachés qui attendent le voyageur imprudent ? Je vous dis tout.
Le coût du dépassement : la commission de 2 %
Une fois le plafond gratuit de votre carte Revolut pour un retrait étranger atteint, la banque ne vous bloque pas, heureusement. Mais la gratuité s’arrête net. C’est leur modèle économique : vous payez une commission pour chaque euro supplémentaire sorti du mur.
La règle est simple mais stricte : on vous prélève 2 % du montant retiré. Attention au minimum de 1 €, car c’est toujours la somme la plus élevée qui est retenue. Concrètement, pour un retrait de 100 € au-delà du plafond, on vous prélèvera 2 € de frais directs.
C’est une pratique standard confirmée par des sources financières comme cet article sur la limitation des frais bancaires.
Les autres frais à ne pas oublier
Si seulement c’était fini… Mais non. Les frais de Revolut ne sont souvent que la partie visible de l’iceberg et d’autres coûts peuvent vite s’ajouter.
- La majoration du week-end : Je le répète souvent, mais changer ou retirer des devises le week-end entraîne une commission supplémentaire. C’est un piège classique que beaucoup d’utilisateurs oublient, comme le rappellent souvent les discussions sur des forums spécialisés comme celui-ci sur Moneyvox.
- Les frais de l’opérateur du distributeur : C’est le vrai danger. La banque locale propriétaire du distributeur peut appliquer ses propres frais (“surcharge fee”). Revolut n’a aucun contrôle là-dessus. L’écran du DAB doit impérativement vous en informer avant de valider la transaction.
- Les frais de change au-delà du plafond mensuel (pour les plans Standard/Plus) : Attention à ne pas confondre avec le plafond de retrait. Si vous changez plus de 1000 €/mois (Standard) ou 3000 €/mois (Plus), des frais s’appliquent aussi sur la conversion elle-même.
Mon conseil : privilégiez les gros retraits
Voici mon astuce de vieux routard. Puisque les banques locales facturent souvent des frais fixes par opération, il est bien plus malin de faire un seul gros retrait plutôt que plusieurs petits. Mieux vaut payer une fois 3 € que trois fois 3 € pour la même somme totale.
Bien sûr, l’idéal est de rester sous votre plafond Revolut pour éviter le double coup de massue. C’est un équilibre à trouver, mais ça vaut le coup de calculer.
Moins de visites au distributeur, c’est mécaniquement moins de risques de frais inutiles.
Le piège à éviter absolument : la conversion dynamique de devises (DCC)
On a parlé des frais officiels, mais il existe un piège bien plus vicieux qui guette chaque utilisation de votre carte revolut retrait etranger. Il se présente comme un service bienveillant, mais c’est tout l’inverse. Je parle de la fameuse conversion dynamique.
Qu’est-ce que la conversion dynamique (DCC) ?
Vous insérez votre carte et l’écran du distributeur s’illumine avec une proposition alléchante. La machine vous suggère d’afficher le débit directement en euros plutôt qu’en devise locale. C’est ce qu’on appelle la DCC (Dynamic Currency Conversion). Sur le papier, ça semble être une option pratique pour gérer son budget.
Ne vous y trompez pas, ce n’est absolument pas un cadeau de la banque locale. L’opérateur du DAB applique ici son propre taux de change, qui est toujours, sans exception, mauvais. Il se sucre littéralement sur votre dos avec une marge indécente.
En bref, c’est une arnaque légale. Refusez systématiquement cette offre
“Payer en euros ou en devise locale ?” : le choix qui vous coûte cher
Quand un distributeur à l’étranger vous demande si vous voulez être débité en euros ou en monnaie locale, la seule et unique bonne réponse est : la monnaie locale.
Si vous choisissez “euros”, vous autorisez le distributeur à faire la conversion à un taux désavantageux. Vous perdez tout le bénéfice du bon taux de change de Revolut. C’est le monde à l’envers, vous payez pour un service que votre carte fait gratuitement.
C’est une règle d’or confirmée par toutes les institutions financières sérieuses, comme le rappelle ce guide sur les paiements à l’étranger. Toujours refuser la conversion proposée.
Mon expérience personnelle : comment j’ai failli me faire avoir en Turquie
Je me souviens d’une arrivée tardive à Istanbul, l’esprit embrouillé par la fatigue du vol. Devant le guichet, l’écran affichait un montant en euros qui me semblait familier. J’ai failli appuyer sur “Payer en EUR” pour retirer mes lires turques, pensant me simplifier la vie.
Par réflexe, j’ai annulé et choisi l’option “Débit en TRY” (lire turque) au dernier moment. J’ai vérifié plus tard sur mon appli Revolut. La différence était de presque 10 % sur la facture finale !
Ça m’aurait coûté le prix d’un bon kebab pour rien. Une erreur bête qui coûte cher. Soyez vigilants.
Les cas particuliers : devises exotiques et interaction des plafonds
On a couvert l’essentiel des situations classiques. Mais pour les vrais baroudeurs, il reste quelques questions pointues qui méritent réponse. Que faire quand la monnaie locale n’est pas listée dans l’appli ? Et surtout, comment les différents plafonds interagissent-ils entre eux ?
Retirer une devise non disponible dans l’application : comment ça marche ?
Revolut gère environ 36 devises, mais il y en a bien plus à travers le monde. Vous vous demandez sûrement ce qui se passe si vous utilisez votre carte revolut retrait etranger au Laos. C’est une inquiétude légitime.
La réponse est simple : vous pouvez quand même retirer. Dans ce cas, Revolut effectuera la conversion automatiquement au moment du retrait depuis votre solde principal (en euros). Vous bénéficierez toujours du taux de change Revolut.
Vous perdez juste l’avantage de pouvoir ““bloquer” un taux en avance. Mais pour cela, ça fonctionne parfaitement.
Plafond de retrait vs plafond de change : est-ce que ça se cumule ?
Clarifions un point technique qui embrouille beaucoup de monde, croyez-moi. Il y a deux types de plafonds pour les plans gratuits et Plus : celui pour les retraits d’espèces et celui pour le change de devises.
Ce sont deux plafonds distincts qui ne se marchent pas dessus. Un retrait en devise étrangère va impacter votre plafond de retrait. L’opération de change, elle, impacte le plafond de change.
C’est une bonne nouvelle pour votre budget voyage. Ça veut dire que vous pouvez changer vos 1000€ ET retirer vos 200€ sans frais.
Gérer son argent dans des pays comme le Vietnam : l’exemple concret
Prenons un exemple concret pour illustrer cette mécanique. Au Vietnam, le cash est encore très utilisé. On a besoin de millions de dongs pour payer.
Ma stratégie : je convertis une grosse somme d’euros en dongs vietnamiens (VND) dans l’appli en semaine. Puis, sur place, je fais un ou deux gros retraits pour limiter les frais de DAB locaux.
Ça demande un peu d’anticipation, mais c’est la méthode la plus économique. Pour plus de détails sur comment payer au Vietnam, j’ai écrit un guide complet.
Mes derniers conseils de baroudeur pour des retraits sereins
La technique, c’est bien. Mais l’expérience du terrain, ça aide aussi. Pour finir, voici quelques réflexes que j’ai adoptés après plus de 20 ans à bourlinguer.
La sécurité avant tout : quelques réflexes simples
Pour éviter les mauvaises surprises, je privilégie systématiquement les distributeurs situés à l’intérieur des agences bancaires. C’est plus sûr. Une fois devant la machine, je reste discret en sortant mes billets. Et surtout, je cache toujours la saisie de mon code PIN avec ma main libre.
L’application offre une option géniale : on peut geler et dégeler sa carte en un clic direct depuis son téléphone. C’est incroyablement rassurant quand on est à l’autre bout du monde. Cette fonctionnalité bloque instantanément toute tentative d’utilisation frauduleuse.
Mon petit truc perso ? Je gèle ma carte immédiatement après chaque retrait. Ça prend deux secondes et ça m’évite bien du stress inutile.
Avoir un plan b : ne jamais dépendre d’une seule carte
Voici la règle n°1 du voyageur expérimenté : ne jamais mettre tous ses œufs dans le même panier. Une carte peut être avalée, volée, ou simplement refuser de fonctionner au pire moment possible.
J’ai toujours au moins deux cartes bancaires (en vrai j’en ai 6 :-)), que je range soigneusement à des endroits différents. J’utilise ma carte Revolut retrait pour les retraits à l’étranger et les paiements au quotidien, et je garde une carte classique d’une autre banque en secours absolu.
C’est d’ailleurs pour ça que je compare régulièrement les meilleures cartes bancaires pour voyager, pour toujours avoir la meilleure combinaison.
Ma check-list avant de partir à l’aventure
Pour résumer, voici les quelques points essentiels que je vérifie systématiquement avant de boucler mes valises pour un grand départ.
- carte physique Revolut
- Ai-je pré-chargé et converti une partie de mon budget en devise locale (si c’est en semaine) ?
- Ai-je vérifié mes plafonds de retrait et de change dans l’appli ?
- Ai-je une deuxième carte de paiement en cas de problème ?
- Connais-je par cœur la règle d’or : “TOUJOURS choisir la devise locale au distributeur” ?
Retirer de l’argent à l’étranger avec Revolut, c’est la liberté si on respecte les règles du jeu. Refusez toujours la conversion du distributeur et anticipez vos changes en semaine. Avec ces réflexes simples, vous garderez votre budget pour l’essentiel : profiter de votre voyage. Allez, bonne route à tous !
